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Les raison pour lesquelles le système financier existant va s'effondrer

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Les raison pour lesquelles le système financier existant va s'effondrer Traduction du http://www.youtube.com/watch?v=TnwiUbx2rj8 Le professeur Wilhelm Hankel Ce sont toujours les innovations des banquiers qui finissent finalement dans la crise. Car de toute évidence, ces audacieux inventeurs sont d'une certaine manière aveuglés par l'invention de nouvelles pratiques d'affaires, chez (John) Law le rachat de crédit, plus tard le commerce avec les options, et qu'ils n'évaluent pas bien la poudre contenue dans l'invention, le risque. Et à un moment donné la poudre (le risque) explose, et alors l'innovation s'avère être le contraire du progrès, voire être une catastrophe. Et avec ceci nous sommes très proches du présent. Quelle est aujourd'hui l'innovation qui nous a précipités dans cette crise ? Mesdames, Messieurs, ce n'est pas seulement UNE innovation, si je sais compter correctement, et vous avec moi, ce sont au moins 3 voire 4 innovations. La 1ère innovation du système bancaire moderne sont les centres de finances exemptes de contrôle. Et la création d'un marché interbancaire. Un marché interbancaire où chaque banque qui y est enregistrée peut demander des prêts aux autres. Mesdames, Messieurs, c'était une affaire merveilleuse, car les banques se coupaient ainsi : premièrement du contrôle, deuxièmement de leur propre banque centrale, elles n'en avaient plus besoin maintenant. La banque de correspondance a remplacée la banque centrale. On a contracté des crédits là bas au lieu de passer par la réglementation stricte d'une banque fédérale ou de la banque centrale européenne. Et on a déclaré que l'épargnant est superflu. Car l'épargnant est le fournisseur d'argent traditionnel d'une banque. Mais les banques ont fait encore une innovation2, qui résulte de l'innonvation1 : Elles ont inventé de tous nouveaux titres de valeurs. Aujourd'hui, bien sûr, nous savons que ces titres de valeurs sont des titres sans valeurs, mais lors de l'innovation ce n'était pas encore bien connu. Ces titres ont des noms fantastiques qui n'existaient pas non plus jusqu'alors : Derivate, Asset Backed Securities (ABS). Collateral Dead Obligations (CDO), Credit Default Swaps CDS. Avec ces titres qui sonnent de façon si fantastiques et si professionnels on a sécurisé les dettes des banques et simultanément on a placé en bourse l'argent gagné par la vente des ces titres de manière la plus lucrative (Pas seulement au pluriel, mais au superlatif) et on a fait monter le cours des actions. Il y a encore quelqu'un que nous devons inclure dans ce jeu des innovations... L'administration de contrôle des crédits ne s'appui pas seulement sur de simples bilans, mais sur des bilans contrôlés. Il existe les contrôleurs économiques et il existe surtout les agences internationales de notation. Mesdames, Messieurs, le contrôleur est devenu complice. Et ces agences de notation sont, il faut presque le dire, le pire cartel de l'histoire des finances récente. Il y en a 3 grosses : Standard & Poor's, Moody's et Fitch Oui, mais nous avons encore une innovation, une troisième : Bien qu'on avait maintenant ce marché fabuleux, bien qu'on avait ces fabuleuses notations, il fallait quand même compter avec le fait qu'à un moment donné la vente des nouveaux titres sans valeur allait s'arrêter. Les marchés, en effet, ne sont pas seulement de bonne humeur. Il se pourrait que de temps à autre on reste assis sur ces titres, et là il fallait trouver quelque chose pour éviter de tels hasards qui sont désagréables. Et on l'a trouvé : on a trouvé le Special Purpose Vehicle, la société de circonstance : on a fondé une société qui était en vérité une fille illégitime de la banque mais qui n'apparaissait jamais en tant que telle, elle a été déclarée comme cliente. On a donné une grande partie des nouveaux produits financiers à ce Special Purpose Vehicle, ce SPV. On lui a donc fait crédit, et comme dans le cas de John Law on a acheté les titres qui entre temps se sont avéré être de la ferraille, du poison de détritus toxiques, on les a achetés à crédit. C'est ainsi que cette partie de risque est sortie du bilan de notre banque. Son bilan apparaît impeccable.


Commentaires

  • 1. La preuve que l'on nous fait prendre des vessies pour des lanternes...!